La Curieuse Collection : Curiosités cosmiques
Session & Cours : Automne 2025 - Atelier de concentration numérique (VII) - Université Laval
Lieu : Quelque part dans le cosmos
Superviseur : Samuel Bernier-Lavigne
La collection d’objets curieux constitue à la fois un dispositif esthétique et intellectuel, une manière d’organiser le savoir et de représenter le monde à travers les choses. Composée de Naturalia, Artificialia, Scientifica et Mirabilia, elle offre un regard global sur une époque, mêlant nature, artifice, science et mystère. Le collectionneur construit ainsi une cosmologie privée, entre savoir, pouvoir et fascination. Pourtant, une collection n’est jamais neutre : par les choix, le classement et la mise en scène des objets, elle propose toujours une interprétation du monde, reflet du regard de celui qui assemble.
La collection présentée est le résultat d’expérimentations effectuées avec l’intelligence artificielle autour du thème : Les curiosités cosmiques. Par un dialogue entre le concepteur et l’outil, 8 objets qui brouillent la limite entre réalité et fiction furent sélectionnés pour ériger un cabinet des curiosités. Chaque objet possède son histoire, son échelle et son âme
Outils d’IA utilisés :
Midjourney (Génération des objets en image par itérations)
ChatGPT (Génération des prompts et des histoires des objets)
Sparc3D (Génération des objets en fichiers 3D imprimables)
Paysage visuel
Le paysage visuel constitue une synthèse visuelle des itérations d’images générés avec Midjourney ayant mené à la création des objets de la curieuse collection. Ces itérations sont disposés selon une logique de proximité : du cosmos lointain en haut à gauche, jusqu’à notre réalité terrestre tangible en bas à droite, et rattachés aux quatre thèmes du cabinet des curiosités : Naturalia, Artificialia, Scientifica, Mirabilia, pour composer une constellation qui exprime l’origine des 8 curiosités.
Artificialia - Curiosité 1 : Kardavech-IV
Développée par une coalition internationale des agences spatiales d’Europe de l’Est, la combinaison Kardachev-IV représente une avancée majeure dans l’exploration spatiale.
Conçue pour résister aux radiations, aux températures extrêmes et aux pressions variables, elle enveloppe entièrement l’astronaute dans une capsule pressurisée sphérique. Ses systèmes intégrés combinent protection active contre les particules solaires, recyclage complet de l’air et de l’eau, et propulseurs de micromobilité pour manœuvrer en gravité faible. Les câbles externes visibles sont des conduits supraconducteurs, reliés à un système de refroidissement cryogénique indispensable pour affronter les variations thermiques de –180 °C à +120 °C.
Plus qu’une combinaison, Kardachev-IV est un habitat individuel portable, pensé pour les futures missions vers la Lune, Mars et au-delà.
Artificialia
Origine : Humaine
Type : Combinaison spatiale
Hauteur : 2 m
Poids : 272 kg
Développée par une coalition internationale des agences spatiales d’Europe de l’Est, la combinaison Kardachev-IV représente une avancée majeure dans l’exploration spatiale.
Conçue pour résister aux radiations, aux températures extrêmes et aux pressions variables, elle enveloppe entièrement l’astronaute dans une capsule pressurisée sphérique. Ses systèmes intégrés combinent protection active contre les particules solaires, recyclage complet de l’air et de l’eau, et propulseurs de micromobilité pour manœuvrer en gravité faible. Les câbles externes visibles sont des conduits supraconducteurs, reliés à un système de refroidissement cryogénique indispensable pour affronter les variations thermiques de –180 °C à +120 °C.
Plus qu’une combinaison, Kardachev-IV est un habitat individuel portable, pensé pour les futures missions vers la Lune, Mars et au-delà.
Artificialia
Origine : Humaine
Type : Combinaison spatiale
Hauteur : 2 m
Poids : 272 kg
Artificialia - Curiosité 2 : Rover Vénusien MAQ-CT
Le MAQ-CT est un prototype de rover conçu pour résister aux conditions extrêmes de Vénus, héritier des premières explorations de la planète initiées par l’Union soviétique avec Venera 1 en 1961 et les atterrisseurs Venera 7 à 14 dans les années 1970. Inspiré des succès des rovers martiens, il intègre une coque en alliages réfractaires, des systèmes de refroidissement actifs et des roues adaptées aux sols instables.
Développé au cours des années 2010 par une collaboration entre la NASA et l’Université Johns Hopkins, il n’a pour l’instant été testé que dans des environnements simulés sur Terre. Mais son objectif est clair : prolonger l’héritage des pionniers soviétiques et ouvrir une nouvelle ère de l’exploration vénusienne, capable de durer bien au-delà des quelques heures des missions passées.
Artificialia
Origine : Humaine
Type : Rover
Hauteur : 1,20 m
Poids : 965 kg
Développé au cours des années 2010 par une collaboration entre la NASA et l’Université Johns Hopkins, il n’a pour l’instant été testé que dans des environnements simulés sur Terre. Mais son objectif est clair : prolonger l’héritage des pionniers soviétiques et ouvrir une nouvelle ère de l’exploration vénusienne, capable de durer bien au-delà des quelques heures des missions passées.
Artificialia
Origine : Humaine
Type : Rover
Hauteur : 1,20 m
Poids : 965 kg
Lors d’un matin de mai comme les autres au large du Labrador, un vieux pêcheur ayant l’habitude des icebergs, après plus de 50 ans de métier à arpenter les territoires de Terre-Neuve et du Groenland, voit surgir au loin une masse noire dans le paysage.
Il court immédiatement à sa cabine récupérer son téléphone cellulaire pour saisir une photo de l’objet mystérieux.
Plus tard, il raconta aux journalistes qu’à environ six kilomètres se dressait un “iceberg noir”, en forme de diamant, aussi grand que trois bungalows. L’étrangeté du phénomène attira l’attention de spécialistes, dont le professeur Lev Tarasov de l’Université Memorial de Terre-Neuve. Selon leurs hypothèses, l’iceberg pourrait provenir du nord-ouest du Groenland, né de l’impact d’un astéroïde il y a 12 000 ans. Ce cataclysme aurait piégé des poussières cosmiques, toujours enfouies dans sa masse. Tarasov rappela que l’iceberg visible n’était qu’un vestige réduit par la fonte : la partie émergée ne représente qu’une infime fraction d’un bloc beaucoup plus imposant, dont la majeure partie immergée garde encore ses secrets.
Mirabilia
Origine : Cosmos
Type : Poussière de météorite gelée
Localisation : Terre - Mer du Labrador
Coordonnées géographiques : 63.266359, -54.353680
Hauteur de la partie émergée : 9,20 m
Hauteur totale : 149,10 m
Au cœur de la steppe patagonienne, des chercheurs arpentaient le territoire lorsqu’ils aperçurent au loin une excroissance dans la pleine glacée, dressé comme une sentinelle. Une fois la découverte rapportée, des géologues, intrigués par sa texture inhabituelle, prélevèrent des échantillons. En laboratoire, la surprise fut totale : la roche contenait des minéraux identiques à ceux identifiés par les sondes martiennes. Les analyses isotopiques confirmèrent l’impensable : ce fragment provenait de Mars, projeté dans l’espace par un impact ancien et tombé sur Terre il y a plus d’un milliard d’années. Pour les scientifiques, il s’agit d’un témoin exceptionnel, une archive cosmique portant les traces d’eau disparue. Une pierre muette, mais riche des secrets d’un autre monde.
Fragment Martien
Mirabilia
Origine : Cosmos
Longueur : 1239 m
Localisation : Terre - Patagonie
Coordonnées
géographiques : -48.589309, -71.867184
Cet objet n’est pas un satellite classique, mais une plateforme sphérique d’observation multi-spectrale. Son cœur, parfaitement noir et lisse, contient un système cryogénique capable de maintenir des capteurs sensibles proches du zéro absolu. Cela permet de détecter les plus infimes rayonnements dans l’infrarouge, le rayonnement fossile du Big Bang, ou encore les signatures énergétiques de phénomènes exotiques comme les trous noirs ou la matière noire.
Les structures externes – les bras métalliques terminés par des sphères – abritent des capteurs gravitationnels et des antennes quantiques. Reliés entre eux, ils créent un réseau de mesures tridimensionnelles qui « tisse » l’espace autour de l’appareil, comme une toile détectant la moindre fluctuation du tissu cosmique.
Scientifica
Origine : Humaine
Type : Sonde
Hauteur : 90 cm
Poids : 581 kg
Né à la fin des années 1990, le CubeSat fut imaginé par Jordi Puig-Suari et Bob Twiggs pour offrir aux étudiants une plateforme spatiale simple et abordable. Standardisé en unités de 10 cm de côté, il a rapidement séduit universités et agences spatiales. Le premier lancement officiel eut lieu en 2003, marquant le début d’une ère nouvelle : celle des nanosatellites accessibles. Au fil des années, les CubeSats ont évolué, passant de simples projets éducatifs à de véritables outils scientifiques, capables d’explorer l’atmosphère, surveiller la Terre et même voyager vers d’autres planètes. Leur histoire reflète la démocratisation de l’espace.
Scientifica
Origine : Humaine
Type : Satellite
Hauteur : 10 cm
Poids : 5 kg
En décembre 2022, l’Union Astronomique Internationale confirma la découverte d’un astre errant : N7520, la Violette Vagabonde. Détectée par le télescope spatial James Webb en juin, son éclat pourpre intrigua les équipes de la NASA et de l’ESA. En octobre, la chercheuse Sara Seager du MIT publia une analyse suggérant que la teinte provenait de dépôts métalliques issus de collisions avec des météorites riches en nickel. À l’hiver 2024, les données du projet Gaia précisèrent son orbite solitaire. Des spectres révélèrent aussi la présence possible de métaux rares et précieux, comme le platine et l’iridium, qui pourraient rapporter une fortune à qui saurait s’y rendre.
Isolée et dépourvue d’étoile à laquelle s’attachée, N7520 semble destinée à voguer dans le cosmos pour l’éternité.
N7520 - La Violette Vagabonde
Naturalia
Origine : Cosmos
Type : Planète
Diamètre : 75 572 km (5.9x celui de la Terre)
Poids : 7,51×10^27 kg
Distance de la Terre : 152 années lumières
En 2023, le ciel révéla un objet mystèrieux : Punctum.
Observé par l’astronome Elena Shablovinskaia grâce au réseau ALMA au Chili, cet objet tapi dans la galaxie NGC 4945 ne ressemblait à rien de connu. Invisible en lumière visible, X ou gamma, il brillait uniquement dans le domaine millimétrique, avec une intensité défiant toute logique. Sa lumière, polarisée à près de 50 %, trahissait un champ magnétique d’une cohérence inouïe, comme une cicatrice ardente au cœur de l’espace. Certains chercheurs suggérèrent qu’il s’agissait d’un magnétar extrême, d’autres d’un pulsar hors norme, voire d’un nouveau type d’objet cosmique, inédit dans nos classifications. Sa puissance dépassait de dizaines de milliers de fois celle d’un magnétar classique, rivalisant avec l’éclat de la Nébuleuse du Crabe. Il s’agit, pour ainsi dire, de l’objet cosmique le plus lumineux jamais observé par l’humanité.
Aujourd’hui encore, Punctum demeure une énigme.
Était-il le vestige incandescent d’une supernova, ou bien l’avant-goût d’une catégorie encore inconnue d’astres ? Les scientifiques poursuivent leur quête, fascinés par cet éclat presqu’irréel dans les abysses du cosmos.
Naturalia
Origine : Cosmos
Type : Singularité
Diamètre : 8,56x10^9 années lumières = 8,04x10^22 km
Poids : 1,16x10^15 masses solaires = 2,31x10^45 kg
Distance de la Terre : 10,32x10#^9 années lumières
La Curieuse Collection
Ici, les 8 objets de la curieuse collection sont mis en scène afin de mieux saisir leurs échelles et leurs places dans le cosmos.
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Impressions 3D en nylon
L’outil d’IA Sparc3D a permis de générer des fichiers 3D numériques de certains objets à partir de leurs images générées dans Midjourney. Ces objets furent finalement imprimés en 3D en nylon, leurs faisant quitter l’environnement numérique imaginaire pour devenir tangible pour clore un processus qui démontre le potentiel de conception offert par l’intelligence artificielle.